mercredi 22 mai 2024

Déménagement de mon épinette Delin

Cette épinette a été un peu délaissée dans l'attente d’aménager un lieu pour ma collection d'instruments dans notre nouvelle résidence en Limousin.

Elle est maintenant en place au milieu de mes autres instruments 

 
 

 
Après ce déménagement, il sera nécessaire de revoir l'harmonisation et de résoudre quelques problèmes de sautereaux ne coulissants plus suffisamment. Je pense qu'un changement d'hygrométrie est probablement responsable de ce phénomène.  

Au niveau de l'accord elle ne bouge pas beaucoup. Cette épinette a toujours très bien tenu l'accord !
 
 


jeudi 22 juin 2023

 Dernière mise à jour le 22/06/2023

mardi 22 novembre 2016

Des nouvelles de mon épinette en 2016

Tout d'abord il faut que je précise que suite à un problème informatique, l'adresse de ce blog a changé :
C'est maintenant : musimeca-epinette.blogspot.com

Depuis mon dernier post je n'ai pas beaucoup travaillé sur mon épinette ! Mais maintenant je reprends les travaux en commençant par une révision générale nécessaire après 4 ans !

jeudi 5 avril 2012

C'est terminé ... (ou presque)

Cette fois ci j'ai terminé l'harmonisation et la construction de cette épinette.


Le premier accord a été effectué au diapason de 415 Hz avec le tempérament Kirnberger III. J'ai utilisé pour ce faire un accordeur électronique Korg OT12.

Quelques photos de l'instrument terminé :




 et puis j'ai commencé à jouer !

Comme le dit la notice il faudra encore beaucoup de temps pour terminer le réglage de l'instrument : déjà certaines notes me paraissent maintenant trop forte ou trop faible, certaines ne répètent pas assez facilement, etc...)

et puis je ne suis pas encore claveciniste. Le toucher est tout de même assez différent de l'orgue et la dimension des touches différente.

Lorsque tout sera réglé, je mettrai un peu de musique en ligne.

En conclusion de cette aventure qui aura duré presque deux ans, je dirai que j'ai appris beaucoup de choses et que la construction d'un instrument de musique a toujours pour moi un coté magique. En effet il ne s'agit pas seulement d'un bel objet (comme par exemple une maquette) mais d'un ensemble de matériaux bois, métal, tissus qui prennent vie pour pouvoir exprimer une œuvre musicale.

. . . .  et dans toute cette histoire c'est tout de même la musique qui est primordiale !





mercredi 4 avril 2012

Harmonisation

Il faut maintenant harmoniser l'instrument, c'est à dire équilibrer les notes d'un bout à l'autre du clavier. Trouver un son pas trop dur (caresser la corde plutôt que de la pincer) mais tout de même sonore.
Cela "est réalisé en taillant le bec ou plectre en delrin au moyen d'un scalpel.



Le bec se taille toujours sur sa face inférieur en étant posé sur un petit bloc de bois dur.

Mon retour d'expérience sur le sujet :
- c'est difficile !
- le scalpel doit être parfaitement affuté
- il doit être tenu fermement sans trembler
- il faut retirer peu à peu la matière en essayant le sautereau à chaque coupe
- il est aussi possible de retirer un peu de matière en grattant plutôt qu’en coupant (plus progressif et moins dangereux)
- il faut essayer de suivre la forme de découpe indiquée dans le manuel
- il faut voir très clair (éventuellement loupe et un bon éclairage)

- et surtout il faut entendre le résultat et sentir le pincement à travers la touche du clavier

Ensuite la pose de l'étouffoir est plus simple.Néanmoins il faut bien l'ajuster en hauteur pour qu'il étouffe complètement la corde, mais s'il est trop bas il empêchera le bec de repasser sous la corde. 
Il faut aussi faire attention à ce qu'il ne déborde pas sur la corde voisine.
 

mardi 27 mars 2012

Mise en place des sautereaux (suite)

J'ai terminé la mise en place des 57 sautereaux :


Quelques remarques :
- il faut ajuster le sautereau par rapport au registre pour qu'il coulisse sans effort. Quelquefois il faut les retoucher en largeur car trop serrés ils s'entraînent l'un l'autre.
- il faut tailler le pied du sautereau afin qu'une touche n'en entraîne pas deux à la fois.
- le ressort de la languette doit être bien positionné dans son logement (s'il dépasse il va s'accrocher et se tordre dans le registre !!!)
- pour que le bec repasse sous la corde, il faut le mettre à longueur avec une coupe en biseau, et que le sautereau ne soit pas trop haut sous la corde. Il faudra éventuellement le raccourcir.

Maintenant tous les sautereaux fonctionnent à peu près, c'est à dire qu'ils pincent la corde de manière très inégale (et il faut le dire pour certains avec un son peu agréable !)

Il me reste maintenant à tailler les becs pour réaliser une première pré-harmonisation. Je pense que lors de cette première passe il faudra probablement rallonger quelques sautereaux dont les becs retombent un peu trop bas.

mercredi 21 mars 2012

Mise en place des sautereaux

Les sautereaux livrés avec ce kit sont dénommés "simplifiés" en fait ils sont en bois et très proches des sautereaux traditionnels mais de fabrication plus "industrielle".
Un sautereau comprend 3 éléments. Dans les photos ci-dessous nous avons :
- le sautereau
- la languette
- un plectre en delrin


Le montage est très simple

on pose la languette sur son axe et elle se clipse en appuyant sur l'arrière :


La languette vue de l'autre coté du sautereau :
 

Ensuite il faut insérer dans la fente de la languette un plectre :


Comme on le voit sur la photo suivante, le plectre n'est pas encore ni taillé ni mis à longueur 


Il faut ensuite couper les sautereaux à la bonne longueur de façon à ce que le bec soit à la bonne hauteur sous la corde. Après traçage la découpe est effectuée avec une scie à chantourner.



Ensuite les sautereaux sont installés dans leur registre et ajustés pour qu'ils puissent coulisser facilement.
Les becs sont coupé à longueur pour que le sautereau fonctionne : pincement de la corde et basculement de la languette.

 

 

 

Voici les 12 premiers sautereaux installés et fonctionnels : on entend des sons en enfonçant les touches du clavier !!!

Voilà qui est encourageant pour continuer avec les 45 sautereaux suivants ...

mardi 13 mars 2012

Pointage du sillet

Maintenant toutes les cordes sont montées :


Comme on le voit sur cette photo, il n'y a pas de pointe sur le sillet et les cordes sont placées n'importe où par rapport au registre.

Il est donc maintenant nécessaire de pointer l'emplacement de la corde sur le sillet, percer, et mettre une pointe. Pour ce faire on utilise deux sautereaux munis d'un bec coupé à la longueur où doit affleurer la corde. On voit sur la photo suivante ce dispositif (les deux autres sautereaux ne servent qu'à maintenir les deux premiers) :



Ensuite il faut positionner les deux cordes de façon à affleurer les becs et pointer le sillet.
 

La précision n'est pas si facile à obtenir, J'ai été contraint quelquefois de recommencer ou bien de tordre légèrement les pointes pour replacer la corde.


Et voila ce premier travail terminé.

Pour terminer le cordage il reste encore 2 opérations :

- le contre-pointage des basses : ce dispositif permet de soulager la table de la tension des cordes basses et d'assurer un meilleur appui sur le chevalet :
 


- la mise au diapason : il ne s'agit pas encore d'un accord précis, mais de mettre en tension les cordes au diapason retenu (ici 415) avant d'attaquer la mise en place des sautereaux :


Pour la première fois on commence à entendre le son de l'instrument ...

dimanche 22 janvier 2012

Cordage

Avant de commencer la pose des cordes, j'ai réalisé une réglette en bristol avec le nom des notes pour chaque cheville. L'ordre des chevilles n'est pas si évident qu'il n'y parait et je pense que c'est une bonne précaution.


Ensuite il s'agit de la pose classique de cordes de clavecin. J'ai déjà expliqué ça dans mon site Musimeca (voir construction du clavicorde). Il existe également des vidéos très explicites sur le site du facteur de clavecin australien Carey Beebe.
Il faut commencer par effectuer une bouclette qui permet d'accrocher la corde sur les pointes précédemment posées.

  

Ensuite la corde est enroulée sur la cheville enfoncée dans son trou au moyen d'un marteau et d'une cale pour la hauteur d'enfoncement.


J'ai commencé par les basses. Voici les 11 premières cordes posées. Il n'en reste plus que 46 !
Pour les 57 cordes il y a 10 diamètres différents et trois alliages : cuivre, laiton, et acier étamé.

dimanche 8 janvier 2012

Pointes d'accroche

Il est maintenant temps de mettre les pointes d'accroche nécessaires à la fixation des cordes.Les trous ayant déjà été percés, il suffit d'enfoncer ces pointes au moyen de l'outil déjà vu pour les pointes de chevalet.


Ces pointes doivent être légèrement inclinées vers l'arrière. Mais à la pointe l'éclisse interdit à un outil vertical de pencher dans cette direction. Une vidéo présentant ce travail est disponible sur le site de Carey Beebe. Il utilise un outil spécial mais peu visible ! J'ai donc essayé de réaliser un outil semblable.
Le kit est fourni avec un outil permettant d'enfoncer les pointes. Il est constitué d'un manche en bois et d'une barre de laiton percée de chaque coté d'un trou de diamètre différent selon les pointes utilisées. J'ai ajouté une autre barre cette fois-ci percée d'un trou transversal.



Au moyen de cet outil il est possible d'accrocher l'extrémité de la pointe et de la courber vers l'arrière :


Et ainsi toutes mes pointes sont maintenant prêtes à recevoir les cordes !


Il n'y a plus qu'à ...

samedi 31 décembre 2011

Papiers flamands

Il est de tradition sur les épinettes et clavecin flamands de décorer le tour de l'éclisse, le tour du clavier, et quelquefois l'intérieur du couvercle au moyen de papiers imprimés à l'encre noire et collés comme du papier peint.
Pour mon épinette je m'en tiendrais à décorer le tour de l'éclisse au dessus de la table.
On peut assez facilement se procurer des papiers flamands, mais il y a peu d'éditeurs et on trouve donc toujours les mêmes dessins !
J'ai eu la chance de trouver une reproduction assez précise d'un modèle qui me convenait en forme et taille. Avec un peu de patience, j'ai réussi à imprimer correctement le modèle rectifié par mes soins au moyen de différents logiciels.


 Il faut découper très soigneusement les bandes (j'avais incorporé à mes planches des repères de découpe).



J'ai fait un certain nombre d'essais de colles, puis je me suis lancé aujourd'hui dans le collage des papiers de l'échine. Voici les premiers résultats (le papier n'est pas encore sec ...)



Le résultat final :



Cette fois-ci la décoration est terminée !

Je vais donc pouvoir avec la nouvelle année 2012 enfin commencer la partie musicale de cette épinette : cordage, sautereaux, harmonisation, etc.

Meilleurs vœux à tous ceux qui consultent ce blog et à l'année prochaine ...

dimanche 27 novembre 2011

Peinture de la table (suite)

J'ai commencé par la peinture de la frise :




Ensuite, après avoir tracé au crayon gras le décor floral autour de la rosace, j'ai commencé par des aplats de couleur :



 
Ensuite, le travail de peinture continue en essayant de marquer les reliefs. J'ai procédé en allant du plus foncé vers le plus clair. Et voici "l’œuvre" achevée ...


Comme les spécialiste le remarqueront, je ne suis pas un peintre expérimenté ! Je suis néanmoins pas mécontent du résultat ...


samedi 5 novembre 2011

Peinture de la table

Voila un petit moment que je n'ai pas écrit dans ce blog. Après les congés d'été j'ai commencé à me documenter sur la décoration des tables de clavecin ou d'épinettes.

 J'ai ensuite commencé par dessiner au crayon sur la table  les liserés de couleur bleue qui suivent tous les contours de la table et du chevalet. J'ai choisi un modèle classique et pas trop difficile à réaliser :





Ensuite, ce liseré doit être peint comme tous les motifs de la table au moyen de tempéra à l’œuf. 
Il existe deux possibilités : soit faire soi-même ses couleurs en mélangeant des pigments et du jaune d’œuf, soit acheter de la tempéra toute faite qui à l'avantage de se conserver !

J'ai bien sûr choisi la seconde solution. La peinture va être très difficile pour moi, il n'est pas vraiment nécessaire d'accroître les difficultés !

Je me suis donc procuré le matériel nécessaire chez un spécialiste d'art graphique.


Maintenant je fais des essais sur des morceaux de planches recouvertes de gomme laque. Je reviendrais sur ce blog pour les premiers coups de pinceau sur la table elle-même ...

mardi 5 juillet 2011

Dorure de la rosace

Avant de procéder à la dorure, la table a été enduite de gomme laque. Ce verni est peu visible mais protège la table contre la poussière, et surtout permet sa décoration.
La dorure à la feuille d'or de la rosace est effectuée au moyen d'une mixtion à l'huile avec 3 heures de séchage.


La rosace et le chanfrein reçoivent une première couche de mixtion qui doit sécher au moins 24 heures. Ensuite une deuxième couche est appliquée qui doit sécher 3 heures. Lorsque la mixtion est prête pour appliquer la feuille, elle doit seulement accrocher légèrement la peau du doigt.
Ensuite on applique une feuille d'or tirée d'un carnet et on applique cette feuille sur les reliefs de la rosace au moyen d'un pinceau à poils très souples. Afin de couvrir complètement la rosace je dois utiliser deux feuilles.







A l'aide d'un petit ciseau (ou bien ici un tournevis bien aiguisé) ,on retire l'excédent d'or sur le pourtour.



Le manque sur le chanfrein à droite était probablement un oubli de mixtion à cet endroit ! Il m'a fallu faire une reprise ! (mixtion, 3 heures, nouvelle feuille). Ensuite après un séchage de 24 heures on enlève délicatement tous les petites scories de feuille d'or au moyen d'une petite boule de coton et on obtient ce résultat :


Il ne reste plus qu'à dessiner et peindre la table !